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Now and for ever

The current mood of Piu at www.imood.com

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Age : 17 et demi (même si certains prétendent que je ne fais pas plus de 16)
Sexe : girly
Je suis : en vacances

Phrase du moment : "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans" Arthur Rimbaud
Couleur préférée : bleu ciel
I'm feeling : myself
I'm listening to : About de Tok Tok Tok
I'm reading : Le Château de Kafka
I'm thinking : lalala

Futilités conversatoires
  • Carlux Et meeeeeeeeeeeeeer de!
  • neness chut
  • Carlux Faudrait trier les gens...
  • BouddhaStorm exact vas t'en;)
  • Carlux Je pense que c'est à Piu de choisir...
  • Piu ah non commencez pas, hein. Me mêlez pas à vos affaires. De toute façon j'ai trouvé le remède à vos bêtises. La mise en oeuvre dans quelques jours.
  • Carlux MOI JE suis d'accord avec ton idée
  • neness je suis d'accord avec VOUS
  • BouddhaStorm et moi avec personne:)
  • neness anarchiste
  • Carlux Allez vous en ce site est en friche intégrale...
  • BouddhaStorm peut etre neness

Passe la vie, passe le temps ...
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Un blog chatoyant et chamarré ...

... et tenu par une dégénérée radioactive

Mardi (17/05/05)
Souvenirs pianistiques
Franchement, plus ça va, et plus le piano devient n'importe quoi. Après la période "Imagine un peu le paysage dans lequel tu es quand tu joues" avec mon ancienne prof, et la période "Dites tous un peu quel sentiment vous pensez que ce passage peut illustrer", "La colère, tu dis? Allez-y, jouez-moi la colère", "Ah bon, toi tu vois ça de manière plus bucolique, ok jouez-ça bucolique pour voir", "Non bon mettez-vous d'accord quand même" du prof de musique de chambre (rah la la qu'est-ce qu'il est bien ce prof quand même...), maintenant je dois jouer de manière "chatoyante" (ça tombe bien, tiens, la prochaine fois ce sera de manière chamarrée) et puis aussi je dois empoigner des maracas au milieu d'un morceau, et puis "les reposer vite" (c'est écrit sur la partoche).

Y'a aussi eu toutes ces séances où il fallait danser un rythme ambigu et difficile pour s'en imprégner, chanter à haute voix un thème et jouer l'autre en même temps, compter le nombre de notes d'un accord pour se rendre à l'évidence qu'on a pas assez de doigts pour le jouer, où on s'empêtre les doigts avec ceux du voisin en 4 mains, ou pire, se mélange les mains en 6 mains (sur un même piano, je vous assure), où on se bouscule sur scène pour changer de pianiste et faire des rotations entre les pianos, où on court dans tous les sens pour se trouver un tourneur de pages... Ah la la... Et après on ose encore me demander si je continue ou pas le piano l'année prochaine. A votre avis, avec autant de bonne humeur flottant dans l'air ?

Note de bas de post : nouveau post sur Iconoclaste. C'est bizarre, plus je prends de photos, et moins je poste sur mon photolog. Y'a un problème. Pour sûr, y'a un problème.
Mercredi (04/05/05)
Adagio, s'il vous plaît
Pourquoi est-ce que les vieux films sont aussi lents? On est toujours en train d'attendre que ça se passe. C'est bien dommage. J'ai vu 2001: l'Odyssée de l'espace hier soir. Eh beh... Les scènes de ballet des satellites... Ils ont le temps de faire jouer en entier Le beau Danube bleu pendant. Et encore, s'ils volaient dans tous les sens. Mais non, pendant toute la valse de Strauss (Johann, le fils), y'a UN seul satellite qui passe, et UNE seule fois. J'ai fini par passer en accéléré tous les passages avec les satellites, vu que mon père s'endormait tout doucement à côté de moi. D'ailleurs, à un moment il s'est réveillé pour me demander de mettre en accéléré, mais ça l'était déjà. C'est pourtant dommage. La fin du film, avec l'histoire de l'ordinateur parfait, c'est absolument génial. Flippant à souhait, en plus.

Un autre vieux film bien lent, c'est Voyage au bout de l'enfer (un des seuls films où la traduction française du titre est meilleure que le titre original, qui était The deer hunter, c'est-à-dire le chasseur de cerf, un truc dans ce goût là). 3h de film, dont au moins 1h30 de préliminaires où on les voit accomplir des tas de trucs traditionnels, célébrer un mariage, regarder Meryl Streep, chasser le cerf, tout ça. Et puis au moment le plus intense, hop, Robert de Niro repart chasser le cerf. C'est extrêmement ennuyeux, la chasse du cerf.

En fait, on a l'impression qu'ils en font de trop, mais que même le réalisateur n'y a pas mis du sien en faisant ces passages là. Est-ce que par hasard il y avait un code, à l'époque, du genre "Ne stressez pas trop le spectateur, faut qu'il y ait au moins 1h de passage chiant" ?
Jeudi (28/04/05)
Notule helvétique
C'est drôle comme impression, celle que la Suisse est ... trop harmonieuse. Enfin pour moi. Sensation à analyser. Surtout que je ne suis pas une excitée de la vie, enfin pas trop je crois.
Dimanche (10/04/05)
Le cauchemar de Darwin
Ai vu Le cauchemar de Darwin hier soir. C'est un très bon documentaire, édifiant et nécessaire. Mais tout de même, y'a quelque chose qui me gêne. Au-delà de tout ce qu'il véhicule et montre de choquant, cela va sans dire, ce film m'a donné la nausée. Je n'ai vraiment pas aimé cette caméra un peu complaisante et passive. Observer, comme ça, ces enfants qui se battent pour un peu de riz, ou, pire encore, filmer les gosses qui sniffent leur colle jusqu'à attendre qu'ils tombent dans un sommeil drogué, sans agir, juste en laissant la caméra tourner... J'avoue avoir beaucoup de mal à supporter ça. Pas à supporter que des gosses de la rue se droguent sous l'oeil de la caméra, mais à supporter cette caméra qui laisse ces mêmes gosses se droguer sous ses yeux. Certes, c'est un documentaire. Il faut bien aussi montrer tout ça. Mais, je n'arrive pas à me sortir de la tête cette question : le réalisateur ne pouvait-il pas faire quelque chose d'autre que de dénoncer ?
Et puis, sinon, j'ai trouvé aussi qu'on nous forçait un peu le point de vue. Certes, la position opposée à celle que nous suggère le documentaire semble indéfendable, mais quand même, avec cette conférence éminemment cynique et ridicule des représentants européens, j'ai l'impression qu'on me force la main pour soutenir la thèse du film, alors que le besoin ne s'en ressentait pas. En fait, ça m'a rappelé les documentaires de Michael Moore.

Mais enfin, au-delà de tout cela, c'est un très bon documentaire. Le genre de film objectivement bien (bien tourné, bien construit, efficace, etc), mais que je ne peux pas subjectivement apprécier. Un peu comme Requiem for a dream. Ils ne s'imposent pas, n'imposent pas leur message, et pourtant ce dernier est clair. Et puis ils soignent très bien leur côté oppressant, entre le silence total de la fin du Cauchemar de Darwin et le bad-trip final d'un 1/4 d'heure de Requiem for a dream. C'est pas comme Ray, tenez. La vie entière d'un génie comme Ray Charles, un film de plus de 2h, tout ça pour conclure par "La drogue, c'est pas bien".
Dimanche (20/03/05)
You give me fever ...
C'est bizarre, comme sensation, que de se sentir tout d'un coup envahie. Envahie par le jazz. L'impression d'être passée à côté de quelque chose depuis tant d'années. Jusqu'alors, j'écoutais du jazz. J'appréciais, mais sans grande conviction. Même passée à la pratique, depuis septembre dernier, toujours un certain plaisir envers le jazz, mais rien de très particulier. Et puis, tout d'un coup, depuis lundi, un énorme changement. On aurait dit que, d'un coup, le jazz fait partie intégrante de ma vie. Une rage folle aussi, par conséquent : ça ne m'avait jusqu'alors pas tellement gênée de ne pas être particulièrement à l'aise en piano-jazz. Et puis, là, l'envie de faire partie de cette grande famille du jazz m'entraîne, le concert de ma classe de jazz qui me prend aux tripes (bien plus que ce que je pensais), et le film Ray vu aujourd'hui et qui tombait à point (même si ce film a des côtés assez grotesques) (les grosses ficelles hollywoodiennes ...) (mais qu'est-ce que la musique est bien ...)

Etrange comme, chez moi du moins, les passions qui me prennent arrivent d'un coup alors que je les côtoie depuis un certain temps. Il m'a fallu plus de 6 ans de piano pour réellement me sentir dedans. Des années après avoir eu un appareil photo pour s'intéresser à la photo. Et là, bien du temps aussi pour rentrer dans le jazz. Combien de temps ça va me durer ?

En tout cas, j'ai encore trouvé un truc de plus à ne pas abandonner pour la prépa. C'est une horreur. Mon emploi du temps commence déjà à être chargé, pour une année 2005-2006 qui n'a pas encore commencé ...
Vendredi (04/03/05)
Météo
Pourquoi est-ce qu'on parle toujours de météo quand on a rien à dire ? Y'a bien l'explication avancée dans Amélie Poulain, c'est-à-dire que "c'est l'angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu'il fait". Mais elle ne me satisfait pas complètement. Alors, qu'est-ce qui nous pousse à parler du beau temps (ou du mauvais, plutôt), hein ? Je me rappelle une conversation (avec qui, déjà ?) (si il ou elle se reconnaît, qu'il se signale) où on essayait de trouver une liste des sujets de conversation autre que la météo ou les études pour combler les vides si gênants. Résultat des courses : rien. Pour ma part, je pourrais parler des heures durant de la photo ou du piano, mais apparemment la musique classique et les problèmes de lumières ne constituent pas un sujet de conversation salubre pour tout le monde. Même pour très peu de monde, en ce qui concerne la musique classique. C'est bien dommage. Ils savent pas ce qu'ils ratent.

D'ailleurs, si on en revient à la météo, elle me fait un peu peur, en ce moment. Vous trouvez ça normal, vous, de revenir avec une gueule de bonhomme de neige à la moindre tentative pour faire un tour dehors, en plein mois de mars ? Pour citer Desproges, "quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver" (vous croyez que l'hiver 1986 était comme celui-ci ?) (en parlant de passer l'hiver, monsieur le prof de physique-chimie l'a presque passé, lui) (hem, private joke). Oui, la météo me fait peur. J'suis sûre, c'est juste pour m'embêter. Elle savait que je voulais prendre des photos pendant ces vacances, alors elle s'est dit "Je vais virer le gentil anticyclone des Açores, et appeler les gros nuages du Nord pour lui geler les mains, lui foutre une lumière de merde et lui coller la mauvaise humeur pour l'empêcher de prendre des photos, à la petite Piu, tiens, vu que je m'emmerde un peu en ce moment, c'est pas encore l'époque des cyclones et y'a même pas de grève à Météo France". Hahaha, monsieur météo (ou madame ?), c'est raté. Non seulement j'ai pris des tas de photos, mais en plus je suis d'une bonne humeur indécrottable. Nah.

Ou alors, il fait moche parce qu'on est en période de changement climatique. Mais c'est moins drôle, comme hypothèse. J'aime bien, moi, l'idée d'avoir fait un pied de nez à la météo, tiens. Vous voyez, on peut toujours parler de météo n'importe quand en restant à peu près écoutable, alors que si là je vous parlais de la poussière qui traîne sur mon scanner, vous me prendriez pour une folle. Mais n'en déduisez pas pour autant que, si je vous parle de météo, c'est parce que je n'ai rien à vous dire ...
Dimanche (27/02/05)
Survivance
Souvenez-vous de ce jour mémorable, le dimanche 27 février, où j'ai prononcé (enfin où je vais prononcer, là, dans 1 ligne) cette sentence mémorable (enfin mémorable pour vous, lecteurs, si vous continuez à me suivre) (j'arrête les commentaires inutiles, d'accord) : la prépa ne sera jamais la cause de la mort de ce blog. Je vous le jure. Je ne vous promets pas que ce blog sera immortel, éternel, tout ça. Mais en tout cas, vu que selon toutes les apparences, en septembre prochain je me traînerai encore dans un lycée à faire des maths et à oublier à quoi ressemble un entourage féminin (bon j'exagère, y'aura ptet 2-3 horribles "filles" pour m'accompagner), eh bien je ne voudrais pas que ce blog meurt parce que le temps que j'ai l'habitude de lui consacrer passe dans des exos de maths. Voilà. Je l'ai dit. Ouf, ça fait du bien. Maintenant, souvenez-vous en. Et rappelez-le moi, si un jour je disais que je voulais stopper ce blog.

C'est vrai quoi. Certainement sans le savoir d'ailleurs, en écrivant comme ça, au fil des jours, des inepties, des bêtises, des réflexions que je n'ai moi-même pas du comprendre tellement c'était ... nul, j'ai du laisser beaucoup de moi-même dans ce petit bout d'espace internettien. Alors imaginez, déjà que j'ai très peur que la prépa me bouffe, si je laisse tomber ce blog, ça voudra dire qu'un bout de moi-même sera mort, lui aussi. Aaaah, rien que d'y penser, ça me donne des frissons dans le dos. Faut que j'arrête de penser à la prépa, parfois. Ca sert à rien de me mettre en rogne avant l'heure.

Ca me rappelle qu'Aymen, un jour, m'a lancé un défi (qu'il a du certainement oublié déjà, vu le nombre de trucs différents qu'il sort par jour), à savoir de rester le plus longtemps possible de bonne humeur en prépa. J'espère bien que ce blog me servira à gagner ce défi, parce que bon, j'aime pas perdre.

Note de bas de post : pourquoi je vous parle de ça en février ? Ah oui, c'est vrai, c'est bientôt la fin des inscriptions en prépa. Oh la la ...

-- edit : je rajoute à la demande de l'intéressé qu'un jour, (tout ça pour expliciter le fait que je sois la seule fille machin en prépa et tout, bref), CJ soi-même a dit : "Si tu vas en prépa, c'est bien, ça fera au moins une fille". J'avais vaguement eu l'impression que j'allais me faire violer, mais bon, je pense (enfin j'espère) que c'était pas ce qu'il voulait dire. Euh voilà, ça devait être dit. --
Mercredi (16/02/05)
Sauvez les apparences
... qu'il disait, Platon. Et puis la prof de philo, aussi. J'suis pas très sûre, d'ailleurs, d'avoir compris son explication à propos de cette lumineuse assertion métaphysique. Je crois même que je n'ai pas du tout compris. Enfin, peu importe. Là n'est pas la question.

Les lentilles de contact m'ont fait découvrir une chose : je sais désormais pourquoi j'aime tant le net. Je ne sais ce que vous en pensez, vous qui me connaissez ou pas, mais j'ai l'impression d'avoir gagné un cran, mais alors un gros cran niveau sociabilité depuis que je suis passée des lunettes aux lentilles. Peut-être que je divague, que je suis parano. Peut-être que ça vient de moi-même, que je me sens mieux sans mes lunettes d'intello. Certainement, même. N'empêche que, j'ai l'impression que la communication passe beaucoup mieux en paraissant une jeune fille à l'aspect normal et aux yeux rieurs qu'une jeune fille à lunettes et aux yeux masqués par un reflet. Est-ce qu'on a l'air plus abordable, plus ouvert, plus sociable sans lunettes ? Est-ce qu'on a l'air moins pédant, moins intello, moins chiant ? Je me demande. J'ai bien l'impression que oui, n'empêche. Et attention, commencez pas à interpréter mon discours, hein, j'ai pas dit que les gens à lunettes sont plus chiants que les autres (surtout que, profondément, je suis marquée à vie par mes binocles, après 6 mois j'ai encore du mal à me dire que je ne suis plus une binoclarde intello avec marquée sur le front "Attention, geek, matheuse, bouquineuse en vue !").

Et donc, je disais, pourquoi j'aime tant le net. Ici, personne ne sait à quoi je ressemble. Je ne dis pas que je suis réellement moi-même sur le net. J'aime beaucoup jouer des rôles. De psychopathe, d'intello (je dois en être une, en fait), d'artiste métaphysique, de folle. Mais je ne dis pas non plus qu'on ne me juge que sur ce que je voudrais paraître. Beaucoup de moi-même transparaît dans mon écriture. En fait, personne ne me connaît mieux que le net. Pas les utilisateurs du net, le NET lui-même, le réseau quoi. J'adore personnaliser des choses, ouais. En ramassant toutes les miettes que j'ai laissées sur le web, on pourrait faire un joli dossier sur moi. Et je serais fichée "personne ayant des problèmes de personnalité", définitivement.

Bon, en attendant que vous me compreniez, que je me comprenne, que tout ça, petit conseil sur Iconoclaste.
Mercredi (02/02/05)
Sujets
Moi qui aime tant les concepts (vous savez, mes jeux participatifs entre blogueurs - expérience pas complètement ratée, mais très très concluante non plus - et mon idôlatrie envers Sophie Calle), je vous présente le dernier trouvé (pas par moi, hein, je n'ai hélas pas d'idées aussi lumineuses), enfin plutôt le dernier que j'ai glané sur le net : The Tought Project (attention, en anglais).
En quoi cela consiste-t-il ? L'auteur de ce site est allé dans la rue interroger des inconnus sur ce à quoi ils étaient en train de penser la minute avant de le rencontrer. Euh je sais pas si je me suis bien faite comprendre, du coup. (On comprend jamais rien quand je veux expliquer un concept, c'est chiant) Bref, c'est pas grave. Si vous comprenez l'anglais, vous comprendrez par vous-mêmes sur le site. Les photos, très simples, de ces passants sont sublimes, je trouve. Enfin, photo accolée au texte, le tout très bien sobrement fait.

Ce qui me fait penser ... Y aurait-il des gens sur Paris ou les bords de Marne disponible pendant la 1e semaine des vacances de février et qui accepteraient de me servir de sujet photographique ? Je cherche, je cherche ... J'ai juste une cobaye, pour le moment, ça fait pas lourd !

J'oubliais : nouveau post sur Iconoclaste, après la surexcitation de dimanche et le spectacle de la compagnie Montalvo-Hervieu ...
Mardi (18/01/05)
Entendre écouter (à moins que ce ne soit l'inverse)
Hier, j'ai fait du free jazz dans le noir. C'est-à-dire que non seulement chaque membre de l'atelier jazz jouait ce qu'il voulait (sur quelques accords et la gamme pentatonique, mais enfin y'avait pas de grille), mais en plus sans voir les autres. Et fallait qu'on dialogue entre nous. Je peux vous dire que c'est génial. Bon j'ai un peu galéré pour voir où se posaient mes doigts, au début, mais c'est une telle autre sensation que de VOIR ce qui se passe ...

Comme disait une certaine personne que je ne citerai pas parce que j'en ai pas envie, voilà, on peut regarder voir (ou est-ce voir regarder ?), mais peut-on entendre écouter (ou écouter entendre) ? La réponse est oui. Après tout, on ne se voyait absolument pas. Pour dialoguer entre nous, pour jouer entre les instruments, la seule chose qui nous restait a été l'oreille. On devait s'écouter. Et très franchement, ça s'entendait qu'on s'écoutait (donc c'était bien entendre écouter). Et si ça a mis un certain temps pour s'installer (c'est-à-dire le temps que chacun s'habitue à l'obscurité, par exemple que je commence à voir un semblant de clavier, parce que bon toujours jouer les 3 mêmes notes que j'avais réussi à retrouver dans le noir, c'est pas très intéressant), on a pu bien délirer. Une heure, au bas mot. Comme ça. Même pour les silences, pour reprendre, et tout ça, on a réussi à s'entendre et à s'écouter. Si je n'avais pas un vague reste de cynisme et de misanthropie en moi, je me mettrais à croire à la communion entre les êtres. Ou pas.

Je me demande ce que je ferais sans la musique. Pas grand-chose d'intéressant, je crains. Je posterais peut-être plus sur Iconoclaste. En même temps, avec la musique, y'a quand même un nouveau post. Ouais, c'est vach'ment subtil comment j'introduis le fait que je fais de nouveaux posts. Ou pas.
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